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Moyen Âge

En raison des aménagements réalisés dans le cadre de l'agrandissement du musée, les collections du Moyen-Âge ne sont visibles qu'en partie aux Dominicains. Les oeuvres sont inaccessibles aux visiteurs jusqu'au 11 décembre 2015. Le musée est fermé jusqu'au 11 décembre et s'expose uniquement aux Dominicains jusqu'au 18 octobre 2015. Les Dominicains seront fermés du 19 octobre au 11 décembre 2015. Veuillez nous excuser pour le désagrément encouru.

Les artistes du Rhin Supérieur

Le musée est essentiellement connu pour être une vitrine de l’art rhénan en France avec ses remarquables collections de peintures et de sculptures représentatives de l’art des XVe et XVIe siècles, une période durant laquelle le Rhin supérieur a connu un véritable âge d’or.

En effet, dans la lignée du mouvement du “gothique international” qui se développe en Europe autour de 1400 et se caractérise par la souplesse des lignes et la préciosité des gestes, un courant réaliste et intimiste apparaît vers le milieu du XVe siècle dans l’art rhénan. À l’époque, cette région fait partie intégrante du Saint Empire romain germanique. Les artistes du Rhin supérieur, qualifiés par les historiens de l’art de “Primitifs rhénans”, travaillent aussi bien à Strasbourg, Colmar, Fribourg-en-Brisgau (Karlsruhe n’apparaissant qu’au XVIIIe siècle) qu’à Bâle, et voyagent beaucoup au gré des commandes.

 

Marquée par l’influence des Flandres, cette école très homogène offre un riche déploiement de panneaux peints sur bois et de sculptures polychromées (culte de la Vierge et des saints) de la fin du Moyen Âge à la Renaissance.

 

Aux œuvres du Gothique international où les délicates silhouettes surgissent sur fond d’or (Crucifixion, vers 1410), succèdent des peintures plus intimistes (Retable de Stauffenberg, vers 1460, offert à la commanderie des Antonins d’Issenheim par un bailli de Rouffach : Hans Erhard Bock von Stauffenberg). La Vierge de pitié exprime une douleur contenue : seule quelques larmes perlent sur ses joues.

 

Par ailleurs, le Retable de la Passion de Gaspard Isenmann (1465) provenant de la collégiale Saint-Martin de Colmar est plus caricatural et représentatif d’un art de la mise en scène. Sur le panneau de l’Arrestation du Christ, deux scènes se superposent : saint Pierre lève son épée pour couper l’oreille du garde alors que le Christ s’apprête déjà à la greffer au soldat mutilé.

Moyen Âge
 

Martin Schongauer, L’Annonciation, Retable d’Orlier, vers 1470, huile sur bois (sapin), musée Unterlinden, Colmar