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Le retable d'Issenheim

 

Le retable d'Issenheim

Le Retable d’Issenheim aux Dominicains jusqu'à l'automne 2015

Le Retable d’Issenheim est présenté aux Dominicains, situés à 200 mètres du musée Unterlinden. Cet événement offre une occasion inédite dans l’histoire des collections du musée d’exposer autour du Retable, l’ensemble de l’oeuvre peinte du maître colmarien Martin Schongauer conservé à Colmar : le Retable d’Orlier (1470 – 1475), le Retable des Dominicains (vers 1480) et la Vierge au buisson de roses (1473). Le Retable de sainte Catherine et de saint Laurent (vers 1510) et des sculptures de la fin du Moyen Âge complètent la présentation.

 

→ Un billet d’entrée unique permet l’accès aux deux sites, le musée Unterlinden et les Dominicains.


Le Retable d'Issenheim : un chef d’œuvre de l’art


Entre 1512-1516, les artistes Nicolas de Haguenau (pour la partie sculptée) et Grünewald (pour les panneaux peints) réalisent le célèbre retable pour la commanderie des Antonins d’Issenheim, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar. Ce polyptyque, qui ornait le maître-autel de l’église du couvent d’Issenheim avant la Révolution, fut commandé par l’un des supérieurs de l’ordre, Guy Guers, précepteur de la commanderie de 1490 à 1516.

Fondée vers 1300, la commanderie d’Issenheim relève de l’ordre de Saint-Antoine qui a vu le jour à la fin du XIe dans un village du Dauphiné. L’ordre des Antonins a pour vocation de soigner les malades atteints du feu sacré ou feu de saint Antoine, véritable fléau au Moyen Âge. Cette maladie liée à l’ingestion d’ergot de seigle, parasite de cette céréale, provoque un rétrécissement des vaisseaux sanguins pouvant mener à la nécrose des membres. Pour venir en aide aux malades, les Antonins leur servent du pain de bonne qualité et préparent le saint-vinage, un breuvage à base de vin dans lequel les religieux font macérer des plantes et font tremper des reliques de saint Antoine. Ils produisent également un baume à base de plantes aux vertus anti-inflammatoires.

 

La commanderie d’Issenheim acquiert peu à peu une richesse considérable dont témoignent les nombreuses œuvres d’art qu’elle a commandées et financées. Le retable figure parmi elles. Il est resté conservé dans cet établissement religieux jusqu’à la Révolution et pour empêcher sa destruction, il est transporté à Colmar, en 1792, à la Bibliothèque Nationale du District. En 1852, il est transféré dans l’église de l’ancien couvent des Dominicaines d’Unterlinden, où il constitue le joyau du musée qui s’y organise alors et où il ne cesse de fasciner et d’envoûter ceux qui le contemplent.

 



La radio en parle!

Réecoutez l'émission "Traits pour traits" par Christine Siméone sur France Inter du mercredi 17 juillet 2013 : Jérôme Ferrari effaré par le réalisme du retable d'Issenheim

Jérome Ferrari, auteur du livre "le sermon sur la chute de Rome" chez actes sud, prix Goncourt 2012, commente la Crucifixion du Retable d’Issenheim.

 

Une oeuvre, ça s’écoute aussi

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Le retable d'Issenheim
 

Mathis Gothart Nithart (Grünewald),

(Wurtzbourg, 1475-1480 – Halle, 1528)

et Nicolas de Haguenau,

(documenté à Strasbourg à partir de 1485 – mort entre 1526 et 1538),

Retable d'Issenheim, entre 1512 et 1516, musée Unterlinden, Colmar